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RECRUDESCENCE DES ATTAQUES CONTRE LES FAMA, LA MINUSMA ET BARKHANE : Mahmoud Dicko discrédité par les attaques revendiquées par d’Ançar Dine novembre 14 2016

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RECRUDESCENCE DES ATTAQUES CONTRE LES FAMA, LA MINUSMA ET BARKHANE : Mahmoud Dicko discrédité par les attaques revendiquées par d’Ançar Dine

 

A quelques jours des élections communales et de la mis en place des premières autorités intérimaires dans le septentrion, le Mali semble s’embraser à nouveau avec la multiplication des attaques essentiellement revendiquées par Ançar Dine. Le sanguinaire Iyad Ag Ghali ne pouvait mieux choisir le moment pour saboter la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale et surtout démentir officiellement en discréditant le président du Haut conseil Islamique. En effet, il y a quelques jours seulement, El Hadj Mahmoud Dicko qui se réjouissait d’avoir obtenu de lui un cessez-le-feu voir l’abandon de la lutte armée pour fonder un Etat islamique sur les cendres de la Républiques.

 

«Le calvaire et la psychose que vivent les populations de Bamako et alentours sont le lot quotidien des populations maliennes du nord et du centre. Ceux qui fréquentent les routes des régions de Tombouctou et de Mopti en savent quelque chose» ! C’est l’un des passages que nous avons retenus de la sortie médiatique du président du Parti pour la Renaissance nationale (PARENA/Opposition). C’était le jeudi 3 novembre 2016 à la Maison de la Presse où il a peint une situation apocalyptique du Mali d’aujourd’hui.

Un Etat dont la souveraineté tient depuis quelques années à peu de chose et qui ne cesse de sombrer dans une «insécurité galopante» qui n’épargne ni les régions ni la capitale. Et pour une fois, le «Petit Monsieur» (Tiébilé Dramé) a raison. Et, une fois n’est pas coutume, sa déclaration va réellement dans le sens de l’une des plus grandes préoccupations des Maliens : l’insécurité grandissante !

Et cela malgré les efforts consentis par le gouvernement (moyens logistiques, démantèlement des réseaux de gangsters, créations de nouvelles unités…), malgré l’assurance donnée par les plus hautes autorités du pays, la psychose se généralise.

Aujourd’hui, les bandits ou des assaillants sont en mesure de frapper un grand coup dans n’importe quelle localité malienne. A commencer par Bamako, la capitale, où les gangs ne cessent de défier forces de sécurité (police, gendarmerie et garde nationale) par des opérations spectaculaires comme le violent hold-up dont a récemment été victime un client d’une banque de la place.

C’est ainsi que la localité de Banamba, située à 180 km de Bamako (région de Koulikoro), a été attaquée lundi avant l’aube par des assaillants «lourdement armés».

Dans cette attaque éclaire, le véhicule de la brigade de gendarmerie et celui de la Garde Nationale ont été emportés par les assaillants qui ont aussi «défenestré la prison pour libérer les détenus».

Le ministre de la Justice, des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Me Mamadou Ismaïla Konaté a profité de la cérémonie d’ouverture de première Conférence des Parquets (lundi 7 novembre 2016) pour confirmer l’attaque de la ville de Banamba par des hommes armés. Il a précisé qu’une vingtaine prisonniers sont dans la nature, dont certainement des bandits dangereux.

Et, sources concordantes, les assaillants étaient à la recherche de deux terroristes présumés emprisonnés à Banamba. Mais, ces deux hommes dangereux ont été déplacés vers une autre ville plus sécurisée juste quelques jours avant cette attaque.

L’agence de la Banque malienne du développement (BDM SA), pillée et brulée, n’a été qu’une victime collatérale. Les assaillants, visiblement, «cherchaient à s’approvisionner en carburants et en vivres» avant de prendre le  large vers une prochaine cible.

 

Un week-end tragique au nord et au centre

Le garde de l’agence BDM SA de Banamba et un surveillant de prison sont portés disparus. Certains témoins disent qu’ils ont été faits prisonniers par les assaillants qui se sont vite repliés. Mais, d’autres pensent qu’ils ont plutôt fuit pour «éviter de se faire tuer par les Jihadistes».

Des témoins disent avoir ont vu les assaillants partir vers le cercle de Niono dans la région de Ségou. Beaucoup d’observateurs de la crise malienne pensent que cette attaque a été perpétrée par une brigade d’Ançar Dine du Macina du prédicateur Ahmadou Kouffah.

Avant cette attaque,  le week-end avait été meurtrier, notamment dans le centre-nord du Mali. Ainsi, le vendredi 4 novembre, un convoi militaire de l’opération française Barkhane est tombée dans une embuscade aux environs de Kidal. Un véhicule blindé de passage a en fait sauté sur une mine. Grièvement blessé, le Maréchal des logis Fabien Jacques a succombé à ses blessures peu après. Sa mort porte à 18 le nombre de militaires français tués au Mali depuis janvier 2013. Le samedi 05 novembre, le groupe terroriste Ançar Dine d’Iyad Ag Ghali a revendiqué l’attaque contre le convoi de Barkhane.

La même organisation a revendiqué l’attaque d’un convoi de la Minusma qui a fait trois morts et sept blessés dans le centre-nord du Mali, précisément entre Douentza et Tombouctou.

Un engin explosif improvisé ou une mine a explosé au passage du convoi suivi de tirs directs par les assaillants. Un Casque bleu togolais et deux civils maliens ont péri lors de l’attaque. Le Casque bleu a succombé à ses blessures. Sept casques bleus togolais ont été blessés, dont 3 grièvement.

Le même jour  (dimanche 6 novembre 2016), entre 2 et 3 heures, un camp des Forces armées maliennes (FAMA) a été attaqué la ville de Gourma Rharous (Tombouctou) sans faire de victimes.

Mais, cinq véhicules ont été emportés par les assaillants non identifiés, dont deux de l’unité de Rharous et trois de l’unité Fararou arrivés la veille en escortant une citerne. Quatre autres véhicules ont été brûlés par les assaillants qui ont réussi à prendre la fuite.

 

L’opposition confortée dans ses attaques contre le pouvoir en matière de sécurité

C’est dire qu’en matière d’insécurité, les concours de circonstances apportent chaque jour l’eau au moulin de l’opposition. Même si, contrairement à ce que veut faire comprendre à l’opinion, cette insécurité est également une préoccupation majeure des autorités maliennes.

Et la recrudescence des attaques n’est pas surprenant parce nous sommes à la veille de certains événement qui ne font pas les affaires d’Ançar Dine d’Iyad Ag Ghali exclue du processus de paix d’Alger (Algérie). Comme d’ailleurs les autres organisations terroristes qui avaient occupé les régions du nord en 2013.

Il s’agit notamment de  l’organisation des communales du 20 novembre prochain et surtout la mise en place d’autorités intérimaires dans une large partie des régions de Tombouctou, Gao, Kidal, Ménaka et Taoudéni. Déterminé à bâtir sa République islamique sur les cendres de la République laïque, Iyad Ag Ghali est loin d’avoir dit son dernier mot dans sa volonté de saborder le processus de paix et de réconciliation nationale.

Et revendiquant les dernières attaques contre Barkhane, la Minusma et les forces armées maliennes (FAMA), son organisation veut démontrer que sa capacité de nuisance est intacte. Surtout que des groupuscules qui lui ont fait allégeance continu à piller les camps militaires et de pauvres citoyens pour renforcer ses moyens logistiques.

Et l’attaque de Banamba, lundi 7 novembre 2016, doit pousser nos forces de défense et de sécurité à la plus grande vigilance. Elle prouve les informations selon lesquelles les groupes chassés de la Forêt de Wagadou se sont dispersés dans le Sahel occidental.

Ne serait-ce que le temps de l’hivernage, période pendant laquelle leurs bases arrière dans le centre du pays et le Delta central (région de Ségou) sont inondées par le fleuve Niger et ses affluents. Les forces de défense et de sécurité doivent renforcer leurs dispositifs sur l’ensemble du territoire afin de réduire les dramatiques effets de surprise en cas d’attaques !

Moussa Bolly

 

 

IBK ordonne le renforcement des capacités tactiques sur l’ensemble du pays

Selon la un communiqué de la présidence de la République du Mali, un Conseil de défense s’est tenu hier soir à Koulouba de 19h à 22h pour faire le «point sur la situation sécuritaire du pays». C’était sous la présidence du Président Ibrahim Boubacar Kéita.

Apres avoir entendu les différents rapports, indique le communiqué, le président de la République a «donné des instructions» pour le «renforcement de nos capacités tactiques sur l’ensemble du pays».

Le chef de l’Etat malien a insisté sur «la nécessité d’une plus grande mobilité» des forces armées et de sécurité maliennes afin «d’anticiper les risques de déstabilisations» de son pays.

Le président de la République a par ailleurs, poursuit le communiqué, «réaffirmé sa confiance à nos forces armées et de sécurité» et a «réitéré son message de compassion aux victimes et à leurs familles».

Le président Ibrahim Boubacar Kéita a invité le peuple malien a «gardé confiance» à l’armée et a «resté solidaire» des soldats.

Le communiqué rappelle que ce Conseil de défense s’inscrit dans une série d’initiatives du président de la République pour accélérer la mise en ouvre de l’ensemble mesures prévues de l’accord de paix.

M.BLa UNE de l’hebdomadaire Le Matin du mercredi 9 novembre 2016


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