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25 ANS APRES LA REVOLUTION : Des idéaux sacrifiés pour conquérir le pouvoir mars 31 2016

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25 ANS APRES LA REVOLUTION : Des idéaux sacrifiés pour conquérir le pouvoir

26 mars 1991-26 mars 2016 ! Le Mouvement démocratique célèbre le 25ème  anniversaire de sa victoire sur la dictature des militaires puis du parti unique.  Mais, un quart de siècle après le sacrifice suprême consenti par les Martyrs, la déception du peuple est aussi totale qu’est la profondeur du fossé qui sépare les acteurs de ce mouvement démocratique. Divisés dans la conquête du pouvoir, ils ont oublié que la démocratie n’est pas une fin en soi !

Qu’est-ce que la démocratie malienne a réellement changé pour les Maliens ? Une interrogation légitime en cette année où le Mouvement démocratique célèbre ses 25 ans.

Sans compter l’interruption stupide du processus par le coup d’Etat du 22 mars 2012 contre celui-là même qui avait parachevé la lutte des élèves et étudiants ainsi que du mouvement démocratique. En l’occurrence, le Général Amadou Toumani Touré aujourd’hui contraint à l’exil à Dakar, au Sénégal.

Pour mieux répondre à cette question, il faut rappeler certaines attentes du peuple à l’époque, précisément des résistants à la dictature, au parti unique incarné par l’Union démocratique du peuple malien (UDPM).

Les élèves et étudiants avaient à cœur de reprendre le flambeau de l’Union nationale des élèves et étudiants du Mali (UNEEM) mis en veilleuse après l’implacable répression qui a abouti à l’arrestation et à l’assassinat d’Abdoul Karim Camara dit Cabral ainsi qu’à l’exil pour de nombreux leaders du mouvement.

De meilleures conditions d’études, majoration du taux de bourse et la révision des critères d’attribution ainsi que sa restitution au niveau du secondaire…étaient des préoccupations de l’Association des Elèves et Etudiants du Mali (AEEM). Bref, la jeunesse réclamait des perspectives meilleures et aussi un bien être pour s’assurer un avenir.

Mais, d’une manière générale, on attendait de la Révolution inachevée de mars 91 l’ouverture démocratique par le multipartisme afin de rompre avec l’unicité des structures représentatives (syndicat, jeunes, femmes) ; la liberté d’expression et de presse ; une meilleure gouvernance du pays avec une farouche lutte contre des fléaux comme la corruption, la délinquance financière, le népotisme…

Du rêve à la désillusion

25 ans après, les régimes démocratiques ont tué l’Ecole malienne car ils en ont fait une arène politique. Autrefois des références en Afrique francophone, les produits de l’école malienne sont de nos jours à la traîne un peu partout dans le monde car le niveau n’a cessé de dégringoler. La retraite anticipée, la compression, l’ouverture du secteur aux initiatives privées… sont passés par là.

Et comme le disait le Pr. Ali Nouhoum Diallo lors d’une conférence-débats, «les Maliens ont l’impression que la corruption est plus grande, que le népotisme est plus grand, que la gestion patrimoniale est plus importante, ils s’insurgent».

Autrement dit, si le multipartisme, la liberté d’expression ou syndicale… sont des acquis, notre pays a reculé au niveau de sa gouvernance. Des valeurs comme l’honneur, la dignité, l’intégrité professionnelle et la probité morale ne font plus partie de notre environnement.

Vingt-cinq ans après son avènement, comme le dit si pertinemment notre confrère Alassane Souleymane, force est de constater que «les idéaux du mouvement démocratique ont été dévoyés. Et par ses propres animateurs qui ont eu toutes les occasions, tous les moyens de mettre notre pays sur le chemin du progrès et du bien-être».

Et d’ajouter dans une tribune sur les réseaux sociaux, «nous étions dans la rue pour revendiquer un Mali meilleur, un pays démocratique et des libertés. Nous croyions au rêve promis et nous idolâtrions ceux qui nous guidaient».

Oui, ils étaient nos idoles ceux-là qui se partagent le pouvoir depuis 1992 sans jamais réellement se préoccuper des idéaux pour lesquels beaucoup d’entre nous ont perdu la vie et d’autres gardent les séquelles physiques et psychologiques à vie.

Mais, aujourd’hui, nous nous rendons compte que nous n’étions pour eux que des Marionnettes manipulés pour chasser un dictateur qui ne voyait pas la nécessité de l’ouverture démocratique car connaissant sans doute mieux les intentions réelles de ceux qui la revendiquaient au nom du peuple. Son tort aura donc été d’avoir cédé à la provocation pour tomber dans le piège de la répression féroce.

La prime aux ambitions personnelles

La révolution a commencé par manger ses enfants, ceux qui n’avaient pas un agenda caché et qui aspiraient réellement à la démocratie pour apporter le bien-être à l’ensemble des Maliens, pour remettre le peuple au travail en faisant de l’excellence la norme de la consécration sociale et politique.

Nous sommes les maudits de la démocratie parce que la conquête du pouvoir était le cadet de  nos soucis. Juste se battre pour que défendre nos convictions et pour que nos opinions soient également prises en compte dans la gouvernance des collectivités et du pays.

La démocratie a été détournée de ces objectifs parce que les leaders du Mouvement démocratique ont privilégié leurs ambitions personnelles aux dépends du parachèvement de la révolution et de la consolidation du processus.

Et aujourd’hui, pour paraphraser Fousseyni Camara (un intellectuel autodidacte engagé de la diaspora), nos démocrates s’illustrent plutôt dans «la gestion malsaine basée sur le mensonge et la destruction massive du tissu économique».

Sans compter, dénonce-t-il, leur incapacité à se départir de «la très grande influence des réseaux de toutes sortes qui gravitent autour du pouvoir et qui ont même la capacité d’intimider ou de déloger un PM (Premier ministre) quand leur intérêt est menacé». Ils nous nourrissent d’illusions en voulant reconstruire cette nation sur «l’affairisme, le mensonge et l’impunité…».

Ceux qui disaient se battre pour le peule sont devenus subitement des mégalomanes prêts à tout et à toutes les alliances pour conquérir pouvoir ou être associés à sa gestion.

Cette course effrénée au pouvoir explique en partie les «césariennes» subies par les partis issus des deux associations phares du mouvement, précisément le CNID (Sadi, Parena…) et l’Adema (Miria, RPM, URD…).

Ainsi, «les vertus et les valeurs» ont été vite oubliées dans l’exercice du pouvoir devenu un tremplin de l’enrichissement illicite, donc de l’ascension sociale et économique.

Comme sous le régime décrié, les démocrates convoitent le pouvoir et les postes pour se servir, s’enrichir aux dépens des valeurs prônées pour nous appâter et qui sont vite sacrifiées une fois en selle.

 

Une divergence plus profonde que les acteurs ne l’admettent

Nous comprenons l’enthousiasme du Professeur Ali Nouhoum Diallo qui se dit «je suis heureux de dire que des hommes et des femmes ont vite compris qu’il faut réactiver, ressusciter les associations qui ont contribué à l’avènement du 26 Mars 91».

Mais, nous ne sommes pas aussi optimistes que lui d’autant plus que le récent débat organisé à la Pyramide du Souvenir pour les rassembler a démontré que la divergence entre les acteurs est plus profonde qu’on ne le pense. La conquête et l’exercice du pouvoir ont laissé des rancunes et des rancœurs tenaces qui rendent leur réconciliation hypothétique.

Est-ce que les survivants sont prêts au mea culpa et à revenir aux valeurs et aux vertus auxquelles ils n’auraient jamais dû renoncer ?

Le fait que le Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et de la République (FDR), coalition d’organisations attachées à la démocratie constituée au lendemain du coup d’Etat de mars 2012, ait volé en éclats à la veille des élections 2013 ne suscite pas l’optimisme.

Cela prouve que le Mouvement démocratique n’a pas tiré les enseignements de la rupture (putsch du 22 mars 2012) pour comprendre que leur division est la plus grande menace à laquelle le processus démocratique est exposé.

Sommes- nous encore capables de nous oublier un peu, de mettre à côté nos ambitions personnelles et le confort auquel nous aspirons (fortune, villas, voitures luxueuses, voyages, belles et multiple maîtresses…) pour nous réconcilier avec nos idéaux démocratiques.

Rien n’est moins sûr ! En effet, comme le dit Graham McNeill dans «Les guerriers d’Ultramar», «le confort est une prison pour l’esprit, il affaiblit la chair et prive l’âme de son ardeur guerrière et de sa détermination».

Difficile alors de les ramener dans le rang des disciples de Gandhi pour qui, «celui qui veut servir, ne gaspillera pas une seule pensée pour son confort personnel».

Et comme nous le disons dans un adage populaire, difficile de sevrer un âne du miel une fois qu’il y goûte ! Difficile, mais pas impossible !

Moussa Bolly

 

MALI-PAIX ET RECONCILIATION NATIONALE : Le gouvernement trimbalé par les marchands d’illusions mars 30 2016

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LEADERS DES GROUPES REBELLES

 

Comme s’y attendaient de nombreux observateurs, le très attendu forum de Kidal pour la paix et la réconciliation nationale a été reporté «sine die». Initialement prévu du 27 au 30 mars 2016, il n’aura peut-être plus jamais lieu. Même si les Mouvements armés se seraient partagé 400 millions. C’est le Secrétaire général du GATIA, Fahd Ag Almahamoud, qui a eu le courage d’annoncer le report du forum de Kidal (27-30 mars 2016) à la demande du gouvernement malien.

 

Même si la crainte d’une riposte d’Iyad Ag Ghali peut en partie justifier ce report, qui pourrait être aussi une annulation pure et simple, des raisons objectives ne manquent pas non plus pour l’expliquer. À commencer par celle de la représentativité. Les Mouvements armés ne sont jamais parvenus à s’entendre entre eux sur la qualité des participants qui devaient être environ 300 invités.

Selon des informations concordantes, Mme Nina Wallet Intalou, est ainsi déclarée persona non grata par ses sœurs de Kidal, sa ville, alors qu’elle est supposée représenter les mouvements rebelles dans la Commission vérité, justice et réconciliation (CVJR). Sans doute une cuisine interne qui est loin d’être une préoccupation nationale.

Mais, ce qui est réellement révoltant, c’est quand une composante de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) s’oppose à la présence des autorités maliennes dans la capitale de l’Adrar des Ifoghas. Mais, comment les Maliens auraient-ils pu digérer l’absence du président Ibrahim Boubacar Kéita et de son Premier ministre Modibo Kéita (visiblement moins audacieux que Moussa Mara) ?

La tentative d’explication de la cellule de communication de la Primature a été un camouflet pour le chef du gouvernement. Si pour le cabinet du PM le forum de Kidal est le parachèvement du processus de réconciliation entamé entre la CMA et la Plateforme à Anéfis, les Maliens lui assignaient un autre objectif plus pertinent : le retour de l’Administration et des Forces armées à Kidal ! Le gouvernement a été tenu écarté du processus d’Anéfis. Tout comme de la récente signature d’un Pacte de cohabitation pacifique entre la CMA et la Plateforme à Kidal.

Alors, pourquoi devait-il financer une messe à laquelle la participation du chef du gouvernement n’est pas la bienvenue ? Et curieusement, pendant le séjour du Conseil de sécurité (4-6 mars 2016), le président IBK avait revendiqué ce forum comme une initiative commune pour avancer dans la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale. Nous savons également que la libre circulation des personnes et des biens ainsi que le retour de l’administration centrale sur l’ensemble du territoire national étaient à l’ordre du jour.

Cette incompréhension est aussi en partie l’une des raisons du report de ce rendez-vous flou qui avait pourtant suscité beaucoup d’espoir, notamment par rapport au règlement définitif de la situation de Kidal. Malheureusement, le gouvernement et les rebelles n’ont visiblement jamais réussi à donner un contenu consensuel à ce forum. Sans compter que les dissensions suscitées entre les composantes de la CMA qui se sont affrontées pendant quelques jours à Ber. Quelle était la vraie motivation des groupes armés à vouloir organiser une telle rencontre à Kidal ? C’est la question que nos compatriotes ne cessent de se poser.

Quand le gouvernement se plaît à être le dindon de la farce

Une interrogation devenue encore pertinente avec ce report discrètement annoncé alors qu’on avait eu recours à une campagne médiatique tous azimuts pour porter l’organisation à la connaissance de l’opinion nationale et internationale. Notre analyse est que l’idée du forum n’était qu’un subterfuge pour donner satisfaction à la CMA sur l’une des revendications qui lui tiennent à cœur : l’installation des autorités  transitoires ou intérimaires ! Le gouvernement a d’ailleurs donné le ton mercredi en nommant un nouveau gouverneur à Kidal pistonné par la CMA et acolytes. Mais, pour ce qui est des conseils communaux et de cercles ainsi que des Assemblées régionales, il faut le quitus de l’Assemblée nationale.

Une fois n’est pas coutume, le Parlement ne veut pas être une caisse de résonnance pour le gouvernement. Il joue à la prudence sur ce dossier qui est en fait une patate chaude. Cela est d’autant raisonnable que cette question est vraiment sensible. Non seulement presque tous les élus du nord voire du pays sont contre ce projet de loi, pour lequel les rebelles et la médiation nationale ainsi que la Minusma mettent la pression sur les autorités de Bamako. D’ailleurs, pour beaucoup d’observateurs, Mohamed Ag Erlaf est mandaté par les groupes armés, tendance CMA, pour créer les conditions de l’autonomie de la supposée Azawad.

En tout cas, notre petite enquête sur la question nous a permis de comprendre pourquoi le Département d’Abdoulaye Idrissa Maïga, présentement ministre de l’Administration territoriale), a été amputé de la Décentralisation.  Réputé pour son intégrité et son intransigeance quand la patrie est menacée, ce consultant et rigoureux leader politique atypique s’était montré intraitable sur la question des autorités intérimaires exigées pour affaiblir l’Etat dans le septentrion malien.

Formées de la CMA, de la Plateforme et de l’administration d’Etat, celle-ci est en fait le dindon de la farce car elle n’aura presque pas de marge manœuvre, car pouvant vite être mise en minorité. Si c’est une disposition de l’Accord signé à Bamako en mai et juin derniers, elle apporte de l’eau au moulin de ceux qui pensent que celui-ci porte les germes du fédéralisme à travers l’autonomie de l’Azawad. Aller dans ce sens est en tout cas une preuve de l’irresponsabilité de nos dirigeants actuels.

Comment peut-ont mettre à la touche politique des élus qui sont restés avec la République au profit de ceux qui ont pris les armes pour menacer son intégrité ? Comment imposer à tout le nord du Mali le diktat des rebelles qui revendiquent leur Azawad ? À quoi aurait alors servi la résistance de la jeunesse de Gao, une cité qui n’a jamais courbé l’échine ni devant les terroristes ni face aux rebelles ? Pourquoi modifier uniquement la loi en défaveur des élus du septentrion ?

Autant de questions auxquelles les députés doivent objectivement répondre avant de voter cette loi absurde. Opposé à la mise en place des autorités transitoires, le ministre de l’Administration territoriale pense qu’il faut plutôt vite aller aux élections. Et pourquoi les mouvements armés ne déposent-ils pas définitivement les armes pour créer les conditions de l’organisation des élections communales et régionales ?

La paix, mais à tout prix !

Avant de voter cette réforme, les élus de la nation doivent être capables d’expliquer aux Maliens pourquoi ces groupes armés, qui ont commis toutes ces forfaitures dans ce même nord  du Mali et qu’ils ont livré à Aqmi et aux autres réseaux criminels, doivent aujourd’hui constituer les délégations spéciales qui géreront les institutions locales en attendant des élections ?

En tant que représentation directe du peuple, l’Assemblée nationale n’a pas intérêt à jouer avec la vie de cette nation comme ce gouvernement trimbalé dans tous les sens par des renégats. Les élus de la nation ne doivent surtout pas oublier que la paix est une aspiration légitime de tous les Maliens, mais que ce peuple pacifique ne veut pas non plus cette paix à tout prix.

Aujourd’hui, il est clair que ce sont les mouvements rebelles qui tirent tout le monde par le bout du nez. Sentant qu’ils ne serviront plus à rien et surtout qu’ils ne pourront même plus servir de marionnettes à leurs parrains sans leurs armes, les leaders jouent à la prolongation afin de mieux positionner leurs pions et surtout assurer financièrement leurs arrières.

«Je ne pense pas que le gouvernement est en train de se laisser faire, mais je crois qu’il est acteur à part entière de cette ignominie», écrivait récemment sur les réseaux sociaux un compatriote dépité par la capitulation de l’exécutif malien. Un avis que partagent de nombreux observateurs interrogés sur la question.

À notre avis, la complicité du gouvernement ne doit même pas faire l’objet de doute d’autant plus qu’il est signataire de cet accord qui cautionne les autorités intérimaires ou transitoires. Comment des dirigeants d’un Etat souverain peuvent-ils accepter de signer n’importe quoi comme des bandits signeraient leur reddition avec un pistolet braqué sur la tempe ?

Nous savons déjà que, conformément aux vœux des indépendantistes, l’Accord autorise une intégration des ex-combattants qui seront représentés à plus de 50% dans les forces chargées de la sécurisation du nord. Autrement, les rebelles assureront «légalement la sécurité du nord et l’armée loyaliste au sud». Avec ces autorités intérimaires, c’est aussi l’administration qui leur revient.

Que restera alors comme symbole de l’autorité de l’Etat dans le septentrion malien ? Comme l’ont toujours défendu certains compatriotes, «cela relève de la trahison vis-à-vis de la nation Malienne». Les regards sont tournés sur la Mouvance présidentielle pour un sursaut d’orgueil.

Jusqu’à quand ce gouvernement va-t-il refuser d’être trimbalé par les rebelles et leurs alliés de la communauté internationale pour se soucier réellement des préoccupations des Maliens ? Jusqu’à quand va-t-il refuser d’être mené par le nez par des leaders de la CMA qui le font chanter pour s’enrichir alors qu’ils ont tous fait allégeance à Iyad Ag Ghali afin de pouvoir continuer également à profiter de leurs trafics ? 

Notre constat est que le gouvernement s’est déjà embourbé dans la mise en œuvre d’un Accord dont les failles deviennent de plus en plus évidentes avec sa mise en œuvre. D’où la nécessité pour le peuple malien de se remobiliser pour redresser le tir, pour contraindre le pouvoir à reprendre connaissance et conscience qu’il conduit cette nation au chaos en bradant sa souveraineté dans le septentrion.

Et pour ce faire, les patriotes ont besoin de leaders. Peut-on compter sur la société civile et l’opposition politique pour mener la contestation ? Ce n’est pas évident parce qu’une grande partie de ces forces (société civile) sont déjà à la solde du gouvernement et le soutiennent dans son aveuglement.

Peut-être alors que le salut viendra des élus de la majorité présidentielle qui, dans un sursaut national, peuvent rejeter cette loi soumise à leur approbation par le ministre de la Décentralisation et des Réformes de l’Etat. Pour une fois, nous espérons que les intérêts de la nation vont l’emporter sur les considérations politiques. Le meilleur service qu’ils puissent rendre à IBK aujourd’hui, c’est de dire non à ce texte aux multiples risques.

Nous espérons que les députés ne voudront pas être jugés par l’histoire comme complices d’un gouvernement qui a «vendu» le septentrion ? Toute chose que les dirigeants actuels reprochaient au Général-président Amadou Toumani Touré pendant leurs campagnes visant à discréditer ce dernier et se faire passer pour l’homme de la situation aux yeux des Maliens.

Un piège dans lequel nous sommes tombés à plus de 77,6 % en 2013. Sentinelles de la démocratie et de l’intégrité territoriale, notre devoir est de sonner l’alerte. Et aujourd’hui, personne ne dira qu’il n’a pas été averti à temps du péril que le président de la République et son gouvernement font courir à notre nation ! En la matière, le silence et l’inaction ont valeur de complicité !

Hamady TAMBA

 

INTIME CONVICTION : «Fêter la démocratie» dans une galère innommable mars 23 2016

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Monument des Martyrs

 

Le talon d’Achille du président Ibrahim Boubacar Kéïta est que, dans la turbulence des scandales auxquels son régime semble s’accommoder et s’abonner désormais, il n’est pas solidement et efficacement soutenu ni par son parti (Rassemblement pour le Mali-RPM), ni par la Mouvance présidentielle. Une donne que le Bureau politique national (BPN) du RPM veut changer en profitant de l’erreur judiciaire du Biprem. Et ils n’ont trouvé mieux que de sillonner les communes de Bamako pour tirer sur «le corbillard», pardon, charger cette pauvre association en promettant d’organiser une «Fête de la démocratie» le 26 mars 2016 en l’honneur de leur Champion dans l’arène politique.

 

«Nous sommes au pouvoir et nous l’assumons» ! La déclaration est de Nancouma Kéïta, secrétaire politique du RPM sur les ondes de la Radio nationale du Mali dans le journal de la matinée du 14 mars 2016. Des propos recueillis par les confrères lors de la tournée d’information du Bureau politique national du parti des «Tisserands» pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une atteinte à la première institution de la République : le président de la République !

Pour la première fois au Mali, le président en exercice a été visé par une plainte déposée le mardi 1er mars par le Bloc d’intervention populaire et pacifique pour la réunification entière du Mali (Biprem) auprès de la Haute cour de justice (Hci) du Mali. Cette association accuse le chef de l’Etat du Mali de «haute trahison et gestion scandaleuse de l’argent public». Une plainte d’ailleurs jugée irrecevable par cette institution judiciaire pour plusieurs raisons, dont la qualité du requérant.

N’empêche que le parti présidentiel est déterminé à abattre le Biprem pour, sans doute, dissuader d’autres «aigris» de s’attaquer à l’image de son champion dans l’arène politique. C’est ainsi que le bureau politique a sillonné la semaine dernière des communes de Bamako pour dénoncer cette plainte, défendre l’image et l’honneur du chef de l’Etat en lui assurant surtout qu’il peut (enfin) désormais compter sur sa famille politique, pour ne plus être impunément traîné dans la boue.

Si la démarche est normale, nous ne pensons pas que les idées prônées soient toujours comprises des Maliens. Comme celle d’organiser une «Fête de la démocratie» en l’honneur d’Ibrahim Boubacar Keïta. Une reconnaissance à l’égard d’un président qui incarnerait les valeurs pour lesquelles les Maliens ont accepté le sacrifice suprême pendant les années de l’implacable dictature. Un combat qui a connu son couronnement politique le 26 mars 1991 avec la chute du général Moussa Traoré et l’avènement de la démocratie.

 

Evitons de banaliser le sacrifice des martyrs de la démocratie

Le 26 mars est un héritage voire un patrimoine commun aux Maliens. Chacun est libre de célébrer cette date, comme il l’entend. Mais, dans le respect strict de l’esprit du combat héroïque du peuple et du sacrifice de nos martyrs. Mais, vu la situation actuelle du Mali qui n’est pas totalement à l’abri du chaos frôlé en 2012, est-il bien réfléchi de vouloir organiser une «Fête de la démocratie» pour célébrer quoi ou qui que ce soit ?

En tout cas, notre intime conviction est que «fêter» est l’un des mots que les Maliens doivent bannir aujourd’hui de leur vocabulaire. Et cela, parce que le Malien lambda vit dans une galère et dans une misère qui ont aujourd’hui dépassé les limites de l’imaginable.

Ce n’est donc pas le moment de réjouissance, surtout que c’est un secret de polichinelle, que ce sont les deniers publics qui servent toujours à financer de telles actions. Tout comme cette initiative n’arrange pas l’image d’un président qui a déjà du mal à se départir de celle de «bourgeois» ou d’un «bon vivant» que lui reproche une grande partie de ses compatriotes.

Pour l’image du pays, nous ne pouvons pas tolérer que notre président vive comme un mendiant. Mais ce n’est pas pour autant que le peuple doit fermer les yeux sur son goût effréné pour le luxe et l’opulence. C’est dire que cette idée de «Fêter la démocratie» ne rend nullement service au président de la République, qui semble montrer les limites de sa capacité à gérer ce pays, comme l’espéraient les 77,6 % des Maliens qui avaient misé sur lui en 2013. Nous faisons malheureusement partie du lot.

C’est d’une autre forme de soutien dont il a besoin de nos jours pour soigner son image, en corrigeant ses erreurs. Et ce n’est que dans la réflexion et la consultation que cela est possible. Le 26 mars est une date symbolique qui aurait dû être mise à profit, par exemple par le RPM et ses alliés politiques, pour organiser une large concertation nationale permettant d’ouvrir le débat sur la gouvernance actuelle du Mali.

Qu’est-ce qui a été fait ? Qu’est-ce qui n’a pas été fait et qu’est-ce qui était programmé ? Qu’est-ce qui a marché ? Que faut-il poser aujourd’hui comme actes et réaliser comme actions pour qu’IBK puisse boucler son mandat en apothéose ? Autant de questions auxquelles cette concertation aurait pu apporter des réponses appropriées.

On n’abandonne pas son champion dans la difficulté. Mais on ne lui rend pas service non plus en le soutenant dans ses erreurs. Organiser une «Fête de la démocratie» en l’honneur d’un chef de l’Etat en lui attribuant des valeurs qu’il a cessé d’incarner depuis longtemps aux yeux de l’opinion nationale, c’est faire fi de la réalité et banaliser le sacrifice de nos martyrs.

A part ses familles sociale et politique, très peu de gens sont aujourd’hui satisfaits de l’exercice du pouvoir par le locataire actuel de Koulouba, ou disons, de Sébénincoro.

Décadence des valeurs de la démocratie

Le mécontentement est tel que les valeurs que lui reconnaissent ses partisans peuvent paraître comme de la pure démagogie aux yeux de l’opinion.

 

La décadence des valeurs démocratiques

Il est vrai que les valeurs (démocratie, justice, égalité de chance, probité morale et rigueur dans la gestion des affaires publiques, culte du travail bien fait et de l’excellente…) pour lesquelles nos martyrs ont sacrifié leur vie, n’ont cessé de s’effriter avec les différents régimes «démocratiques» que nous avons connus de 1992 à nos jours. Mais leur décadence semble atteindre aujourd’hui le paroxysme depuis deux ans.

Ce n’est pas l’ignorance du Biprem en matière de l’organisation institutionnelle du pays qui blanchit le président de la République. Les motifs évoqués dans la plainte de cette organisation sont malheureusement réels.

«Je ne suis pas associé à cette plainte ni à sa conception, mais je pense que les citoyens s’interrogent aujourd’hui sur la problématique de gestion du pays. Exiger la transparence et la rigueur des autorités élues, c’est une démarche qu’il faut soutenir», avait défendu Dr. Oumar Mariko du parti Sadi sur une radio internationale.

Ce qui est le comble de désillusion pour ceux qui l’ont plébiscité en se fiant à sa détermination à bâtir un nouveau Mali, plus vertueux, plus prospère, plus uni. «Je ne crois pas avoir échoué», s’était défendu le président de la République dans un entretien publié dans un magazine panafricain en décembre 2015.

Mais il n’a pas non plus réussi (pas encore) à redonner aux Maliens cette confiance et cet espoir perdus depuis des décennies. Pis, ceux-ci semblent de plus en plus désespérés de le voir s’embourber chaque jour davantage dans des considérations partisanes et politiciennes. Toute chose à l’abri de laquelle ses compatriotes l’avaient placé en votant massivement en sa faveur, sans distinction de chapelles politiques.

En bientôt trois de mandat, difficile de retenir de sa Présidence autre chose que les scandales liés à l’affaire de l’achat de matériels militaires, à l’affaire de l’avion présidentiel, à l’affaire Tomi, à l’affaire des mille tracteurs, au feuilleton des engrais frelatés…

En agissant pas concrètement, le président prête le flanc aux critiques de son opposition et de l’opinion.

 Il est vrai qu’il avait décrété 2014 l’année de lutte contre la corruption et que plus de 200 dossiers ont été déposés devant les tribunaux. Mais, pour quel résultat ? Dans le contexte actuel vouloir gaspiller des fonds publics pour plaisir au Président de la République peut paraître comme une tentative de narguer le peuple, de détourner le combat du Mouvement démocratique de ses vrais objectifs…

Le RPM ne rend pas donc service IBK, mais l’expose davantage aux feux nourris de la critique. A moins que ce ne soit à dessein pour lui ôter toute ambition de penser à briguer un second mandat !

Kader TOE

COMBAT POUR L’EMANCIPATION FEMININE: Des valeurs millénaires sacrifiées pour faire plaisir à l’occident mars 17 2016

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COMBAT POUR L’EMANCIPATION FEMININE

Des valeurs millénaires sacrifiées pour faire plaisir à l’occident

LE PRESIDENT IBK ET SON EPOUSEDe la condition féminine des années d’indépendance à l’autonomisation de nos jours, en passant par l’émancipation, l’équité genre…, la promotion de la Femme a théoriquement franchi des pas énormes. Et cela à travers les Codes, les conventions, les lois… Mais, en réalité, la noblesse de ce combat est entaché par la façon dont il est abordé, aux dépends de toutes les valeurs positives qui ont profité aux femmes dans la société malienne depuis la nuit des temps. De nos jours, nous pensons qu’il est plus que jamais temps de se départir du complexe de l’occident pour restituer à ce débat, à ce combat toute sa légitimité, toute sa noblesse.

 

«Egalité genre et autonomisation de la Femme» ! Tel était le thème choisi au niveau national pour commémorer la Journée internationale des droits de la Femme (JIF). Une thématique qui n’a pas fait l’unanimité, comme la façon même de célébrer cette journée, dans cercles des femmes intellectuelles ou rurales

Comme le dit si bien l’ex-ministre des Finances et de l’Economie, Mme Bouaré Fily Sissoko, dans une brillante chronique curieusement peu médiatisée, «équité genre, oui. Mais, plutôt que de parler d’autonomisation dans un pays où les femmes se sont toujours assumées et ont été de tous les combats, tant au niveau rural, péri urbain et qu’urbain».

«Le concept d’autonomisation renvoie à l’idée de sortir un individu de l’état de dépendance ou d’assistanat. Toutes choses qui ne correspondent aucunement au profil de la Femme, notamment de l’Africaine, particulièrement de la Malienne, ces battantes», rappelle la brillante économiste et intrépide technocrate !

Il convient de poser le problème autrement comme la problématique de l’accès des femmes au financement et au capital terre (propriété foncière) dans certaines contrées.

Vu sous cet angle, le geste du président de la République prend de l’importance, de la valeur ajoutée. En effet, pour concrétiser sa volonté et sa détermination à offrir à la Malienne la place qui lui revient dans la gouvernance et la construction nationale, le président Kéita a remis  un chèque d’un milliard de francs CFA au ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille pour soutenir le Fonds d’appui à l’Autonomisation des Femmes et à l’Epanouissement de l’Enfant (FAFE).

Même si rien ne prouve que ce fonds sera utilisé au profit de celles qui méritent le plus la manifestation d’une telle volonté politique, c’est-à-dire les femmes rurales.  Tout laisse croire que cet appui sera plus utilisé comme un fonds d’appui politique au lieu de financement des vrais leviers de l’autonomisation de la Femme au Mali.

Nous sommes d’accord avec Mme Bouaré Fily Sissoko qu’il est temps de «repenser le concept de célébration de cette importante journée». La manière dont cette journée symbolique est célébrée depuis de décennies n’est pas la façon la plus appropriée.

N’en déplaise au président de la République pour qui «le 8 Mars est une date témoin. Ce n’est pas du folklore… C’est la réflexion sur les valeurs profondes, sur l’être féminin, qui ne saurait jamais être péjoratif sauf pour les ignares, sauf pour des gens obscurantistes…».

 

Antagonisme créé par le rejet systématique des traditions

Au-delà de cette thématique, c’est le débat même sur la Femme qui est mal abordé à notre avis. La difficulté de l’émancipation féminine dans un pays comme le Mali, c’est que certaines militantes ont procédé par le rejet systématique de tout.

On a jeté le bébé et l’eau du bain. Cela a créé l’antagonisme entre ce combat et les coutumes, entre hommes et femmes. Cette lutte est basée sur le rejet systématique de toutes les valeurs traditionnelles au profit de celles occidentales. Et pourtant, nos sociétés étaient bien organisées avant la rencontre avec l’occident qui a conduit à l’acculturation, au mimétisme institutionnalisé…

Nos royaumes et nos empires n’avaient presque rien à envier aux Etats modernes en termes d’organisation administrative, sociale, culturelle, économique, militaire… Peut-on dénier à un peuple qui a connu la Charte de Kouroukan Fouga ou Charte du Manden (1236, Patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO) le sens du respect des droits de l’Homme ?

C’est dire déjà au 13e siècle, que cette société avait fixé des normes liées au respect de la vie et de la dignité humaine ; au respect des droits de la personne humaine ; à l’éducation de la femme. ; à la résolution des conflits, à la préservation de la nature…

La Charte du Manden (lire Mandé) aborde et traite largement de la question de la femme. Elle s’est particulièrement penchée sur le cas de la femme et sur l’éducation de l’enfant (énoncé n°11, n°14, n°15, n°16).

«N’offensez jamais les femmes. Elles sont nos mères», stipule l’article 14. Et la place de la femme dans la cité est bien mise en valeur. Elles sont nos mères, elles ont droit au respect. Le respect dû à la mère, à la tante et à la sœur y sont traduits dans la vie de tous les jours.

Au Mali, avant même l’islam, notre «vénération pour la mère» n’est pas une simple formule. Les Mandingues disent par exemple : «L’enfant vaut ce que vaut sa mère». Autrement, ils ne disent pas «tel père tel fils», mais plutôt «telle mère tel fils».

«A talent égal, à compétence égale, celui qui a une bonne femme se distinguera toujours. Avoir une bonne permet toujours de prendre une longueur d’avance sur ses camarades», nous disait toujours notre regretté grand-père, El Hadj Bréhima Kéita.

L’énoncé n°16 du Charte du Manden est également très explicite sur la place de la femme dans la gouvernance. «Les femmes, en plus de leurs occupations quotidiennes, doivent être associées à tous nos gouvernements», dispose-t-il.

 

Bien représentées sans démagogie aucune

Et selon des historiens et des griots-traditionnalistes, «ce n’est point de la démagogie pour le genre, cela a été une réalité dans la cité ancienne. Il faut savoir que dans le passé cette règle a été observée; non seulement les femmes étaient représentées dans les grandes Assemblées bien souvent, elles se réunissaient à part et débattaient des questions importantes et faisaient connaître leurs avis».

«Au Mandé, les femmes avaient de puissantes associations secrètes : les Niagba Musow dont les avis étaient recueillis sur les questions importantes. Ce n’est nullement cultiver le paradoxe en ces temps de lutte, de combat acharné pour le genre quand je dis que la place de la femme dans la vie politique et sociale était très grande. Il y avait l’égalité des sexes», a défendu le Professeur Djibril Tamsir Niane lors de sa «Leçon inaugurale» à l’Université Gaston Berger de Saint Louis (Sénégal) en 2009.

Certes, il y a encore de la résistance des «préjugés», mais la société malienne est en train d’évoluer positivement en faveur de la Femme. Il n’y a pas par exemple aujourd’hui de fonctions fermées à la Malienne même si nos sœurs et filles doivent encore longtemps attendre pour voir une Femme se faire élire Présidente de la République. Et cela n’est pas propre au Mali seulement.

Mais, il faut aussi signaler que la société malienne n’a jamais été totalement fermée à la femme. Pour ce qui est de la prise de décision par exemple, leur avis pesait réellement même si elles n’étaient pas consultées directement. Dans une réunion, quand on disait que : «attendons demain pour prendre une décision car la nuit porte conseil», cela signifiait qu’on se donnait le temps aussi de consulter les femmes.

La Femme est sacrée dans nos traditions car elle est à la base de la réussite de l’homme. Dans nos croyances, la réussite d’un enfant dépend de sa mère, de ses vertus, des valeurs qu’elle incarne dans la famille et dans la communauté.

Et nous croyons toujours que les bénédictions des tantes et sœurs sont essentielles dans la réussite d’un homme. Et cette baraka, nous ne pouvons l’avoir qu’en les respectant.

La volonté du colon a toujours été de rabaisser «l’indigène». Et les néocolonialistes cherchent toujours à faire de même de l’Africain.

«Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. Le paysan africain, qui depuis des millénaires, vit avec les saisons, dont l’idéal de vie est d’être en harmonie avec la nature, ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles. Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine, ni pour l’idée de progrès…», s’est autorisé l’ancien président français, Nicolas Sarkozy dans le controversé «Discours de Dakar».

«Le problème de l’Afrique et permettez à un ami de l’Afrique de le dire, il est là. Le défi de l’Afrique, c’est d’entrer davantage dans l’histoire. C’est de puiser en elle l’énergie, la force, l’envie, la volonté d’écouter et d’épouser sa propre histoire», avait-il poursuivi dans cette allocution à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD, Sénégal) devant des étudiants, des enseignants et des personnalités politiques.

Les organisations internationales et les ONG sont les instruments de cette acculturation qui nous fait passer comme des sauvages qui «mutilent» leurs filles et exigent de leurs Femmes soumissions. Sauf que l’équivalent de «Mougnoun nin sabali» en bambara n’est pas «soumission». Cette expression s’apparente plus au «dévouement» à «l’humilité».

Et nos supposées amazones et organisations de la société civile sont leurs marionnettes complexées et cupides. La plupart en tout cas. Et c’est avec leur complicité que les lobbies occidentaux déguisés en ONG tentent aujourd’hui de nous faire avaler la pilule de l’homosexualité dissimulée sous le même manteau des droits humains.

 

Autonomes, mais pas suffisantes !

Pour ce qui est de l’autonomisation par exemple, nous disons souvent aux gens que nous sommes nés alors que notre Grand-mère maternelle était autonome. Elle ne dépendait de personne économiquement grâce à sa rizière, son potager et son cheptel.

Elle n’en était pas moins une épouse dévouée à son époux (Soucko Moussa, notre homonyme), à son foyer, à sa communauté. Ayant grandi à ses pieds, nous savons qu’elle était une femme influente. Même très influente même si elle ne laissait jamais paraître. N’empêche qu’elle ne faisait jamais montre de suffisance et d’arrogance comme on a tendance à le voir avec des femmes riches, des femmes leaders…

Généralement, dans nos brousses, à côté des champs collectifs, des lopins sont toujours réservés aux femmes où elles cultivent ce qu’elles veulent pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs enfants. Et les plus braves n’ont rien à envier aux hommes à bien d’égards.

Mais, les Amazones de la promotion et de l’émancipation féminines agissent comme si jamais il n’y a jamais eu de valeurs positives dans nos us et coutumes en faveur de la Femme. Attirés par les euros et les dollars des organisations internationales et des ONG, les «féministes» contribuent à rependre un mode de vie occidental dans nos Etats.

Loin de l’aider, ils contribuent à fragiliser la Femme, à écorner son image. Ecouter les injures que nos enfants se lancent à longueur de journée, vous comprendrez que la Femme n’a jamais été autant désacralisée dans l’histoire de notre société.

Et ce malgré tous les progrès réalisés dans l’amélioration de la condition féminine, de l’émancipation de la Femme.  Certaines mesures traditionnelles taxées de «préjugés» étaient sans doute dans l’intérêt de la Femme alors que les certaines avancées ne font que la fragiliser dans un environnement qui n’a rien à avoir avec les réalités occidentales.

A bien des égards, la Femme est devenue un fonds de commerce ! Et pas pour les entreprises et publicitaires seulement ! Mais, aussi de ses nombreux défenseurs qui ont fait du combat pour ses droits en ascenseur socioprofessionnel et économique !

Moussa Bolly

 

MISSION DES NATIONS UNIES POUR LA STABILISATION DU MALI: Changer le fusil d’épaule ou ranger les armes mars 10 2016

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Mahamat Saleh Annadif, Chef de la Minusma

 

Les quinze membres du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU) ont séjourné dans notre pays du 4 au 6 mars 2016. pendant leur séjour, ils ont visité l’intérieur du pays (Mopti, Tombouctou, Gao) et ont eu de nombreuses rencontres à Bamako, avec notamment le président de la République, le Premier ministre et son gouvernement, la médiation internationale, la CMA et la Plateforme, la classe politique (majorité et opposition) et des organisations de la société civile.

Des rencontres qui leur ont sans doute permis d’évaluer le chemin à parcourir pour atteindre la paix et surtout de comprendre que les Maliens ne sont pas satisfaits de la Minusma dont le mandat n’est plus adapté au contexte sécuritaire actuel.

La délégation était conduite par l’ambassadeur angolais à l’ONU, Ismaël Abraão Gaspar Martins qui préside le Conseil de sécurité ce mois de mars.

 

«Comme les autres membres de la délégation de l’ONU, j’ai constaté lors de nos entretiens avec toutes les parties une volonté réelle de faire la paix. C’est important» ! C’est ce qu’a déclaré François Delattre, l’ambassadeur de la France au Conseil de sécurité de l’ONU. C’était au dernier jour de leur mission de trois jours dans notre pays.

Mais, si nous sommes convaincus d’une chose, c’est que ces «Visiteurs VIP» sont repartis aussi avec deux convictions. La première est que la sécurité demeure une grande préoccupation des Maliens, sans distinction aucune. Secundo, populations et autorités maliennes sont loin d’être satisfaites du mandat de la Minusma.

Pour garantir la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale signé le 15 mai et le 20 juin 2015 à Bamako, il faut améliorer la sécurité par des stratégies appropriées contre le terrorisme et aussi le retour de des Forces armées maliennes (FAMA) et de l’administration dans le septentrion malien.

Ce qui nécessite deux mesures : la mise en œuvre rapide du DDR (Désarmement, Démobilisations et Réinsertion) et muscler le futur mandat de la Minusma en lui donnant les moyens de s’impliquer dans la lutte contre le terrorisme.

La mission du Conseil de sécurité intervient dans un contexte caractérisé par la recrudescence des attaques terroristes à travers le pays. Une situation qui entrave la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation. Pour y faire face, les observateurs s’accordent sur la nécessité d’accélérer le processus de DDR. L’avantage est que cela permettra d’isoler les réseaux terroristes.

D’ailleurs les visiteurs n’ont pas manqué eux aussi d’encourager le gouvernement à progresser sur «la réinsertion des anciens combattants rebelles, sur l’intégration de certains d’entre eux dans les forces nationales».

Face au terrorisme, il convient alors d’envisager un schéma international permettant «de fédérer les efforts internationaux pour arriver au bout de la menace terroriste», comme le souligne si pertinemment le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop.

Comme nous l’avons toujours défendu, il est utopique aujourd’hui d’enrayer cette menace sur les Etats du Sahel alors que la Libye demeure un no man’s land, alors que Boko Haram est loin d’être décimé au Nigeria, au Cameroun, au Niger et au Tchad. C’est aussi une peine perdue tant que certains pays serviront toujours de base arrière pour déstabiliser d’autres.  

Mais, aujourd’hui pour les Maliens, l’urgent c’est de «muscler le mandat» des Casques bleus pour leur permette de participer efficacement à la lutte contre le terrorisme aux côtés des forces maliennes et françaises. Il y va d’abord de la sécurité des différents contingents qui sont fréquemment attaqués dans les bases. N’ayant pas la prétention d’apprendre à des «Vieux singes» à faire la grimace, nous nous autorisons néanmoins à rappeler aux membres du Conseil de sécurité la «meilleure défense est l’attaque».

 

S’engager contre le terrorisme ou s’exposer à une extermination des réseaux criminels

Le chef de notre diplomatie s’est fait l’écho des préoccupations des populations maliennes qui, dans leur immense majorité, souhaitent aujourd’hui l’ONU revoit sa copie pour permettre à «sa force établie en territoire hostile de supprimer le danger en amont».

Bien sûr que «prévenir vaut mieux que guérir. Il y a trop de morts», comme le déplore Abdoulaye Diop. «Les échanges étaient francs et je crois que les missionnaires ont bien compris les positions du gouvernement et ont apprécié ce qui a été fait», a estimé le ministre de la Réconciliation Zahabi Ould Sidi Mohamed. Son homologue de la Solidarité, de l’Action humanitaire et de la Reconstruction du nord, Hamadoun Konaté, renchérit, «le Mali et l’Onu sont parfaitement en phase».

Sauf certainement sur le mandat de la Minusma. Les réponses des visiteurs, à notre humble avis, sont restées évasives aussi bien sur le terrain, lors des rencontres et aussi pendant la conférence de presse.

Le diplomate sénégalais Fodé Seck a reconnu que des imperfections sont constatées avant de promettre une amélioration substantielle des opérations. Les visiteurs exhortent le gouvernement à aller plus vite dans la mise en œuvre de l’Accord de paix. Mais, nous n’avons noté aucun engagement ferme de leur part de peser de leur poids pour que faire évoluer le mandat de la Minusma.

«Les Maliens ne comprennent pas la portée du mandat de la Minusma, surtout face aux attaques terroristes… La Minusma a le mandat le plus robuste des opérations de maintient de paix dans le monde», ont défendu les membres du Conseil de sécurité.

«Le mandat de la Minusma n’est pas adapté à la situation actuelle. Au départ, il s’agissait d’une mission de stabilisation. A la lumière de ce que nous avons vu et entendu au cours des échanges à Bamako et sur le terrain, nous allons discuter du réajustement de ce mandat», a promis Fodé Seck, l’ambassadeur du Sénégal au Conseil de sécurité.

Mais, notre conviction est que nos hôtes ont refusé de se mouiller en gardant la patate chaude pour la future «Mission d’évaluation stratégique» pour avoir des éléments d’appréciation. Et ses conclusions vont être sans doute déterminantes dans le changement de cap de la Minusma. Cela est en tout cas indispensable. 

«Nous sommes à quelques mois du renouvellement du mandat de la Minusma. Que les membres du Conseil de sécurité viennent également avant cela discuter avec nous et voir nos préoccupations c’est quelque chose qui n’a pas de prix…», a souligné Mahamat Saleh Annadif, Représentant spécial du Secrétaire général au Mali et Chef de la Minusma.

«Le jour où ils vont se réunir pour discuter du rapport du Secrétaire général pour renouveler le mandat, ils se rappelleront de ces images et des désirs des Maliennes et des Maliens sur ce qu’ils veulent réellement pour l’avenir de leur pays», espère-t-il.

«Je n’ai pas besoin d’un mandat de l’ONU pour combattre le terrorisme», avait-il assené à son arrivée au Mali en février dernier. Mais, tout le monde sait que sans un mandat clair dans ce sens, sa marge de manœuvre est très étroite en la matière.

Il ne faut pas se voiler la face. A l’état actuel, le mandat de la mission onusienne n’a pas d’impacts réels sur la paix. Il est inutile à nos yeux. A part les réalisations sociales de base, des formations pour des associations de la société civile qui ont fait allégeance à la Mission ou créées de toutes pièces pour redorer son bilan, qu’elle est l’utilité de la Minusma ?

Même sur le plan économique, les retombées sont négligeables pour le pays d’autant plus que l’essentiel des besoins de la Minusma viennent de l’extérieur. Les nationaux qui profitent des emplois subalternes créés pour se donner bonne conscience, les propriétaires des immeubles loués, les promoteurs des restaurants où ses agents vont avec leurs conquêtes… sont peut-être ceux qui ont intérêt à ce que la Minusma reste ici pour continuer à amuser la galerie.

Faute de changement de cap, les Maliens peuvent se passer de cette mission onusienne et focaliser sur les missions de formation des forces armées et de sécurité initiées par l’Union européenne. Et cela afin de doter le pays de troupes réellement opérationnelles face aux défis de la sécurité et de la paix.

A défaut donc de voir sa mission musclée avec plus de moyens et d’engagement contre le terrorisme, la Minusma doit plier bagages ! Ne serait-ce que pour épargner la vie de tous ceux sont ainsi sacrifiés sur l’autel d’un mandat suranné, aux antipodes des réalités du terrain !

Moussa Bolly

 

 

AUTORITES TRANSITOIRES AU NORD DU MALI: Le Cheval de Troie pour saborder le processus de paix mars 4 2016

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AG ERLAFAG ERLAF

 

Le ministre de la Décentralisation et des Réformes de l’Etat, voudrait coûte que coûte installer des collèges transitoires ou autorités transitoires dans les régions de Tombouctou, Gao et Kidal. Et certainement à Taoudéni et Ménaka, deux régions qui viennent de voire le jour. Et cela malgré l’opposition d’une bonne partie de ses collèges qui craignent que, au lieu d’accélérer le processus de paix, que cette loi ne contribue à isoler davantage l’administration malienne, dont l’entraver.

 

Peut-on et doit-on mettre fin aux seuls mandats des élus du nord du Mali ? Le bon sens répondrait par non parce que c’est une mesure injuste, partiale et loin d’être neutre et objective ! C’est pourtant aujourd’hui le cheval de bataille du ministre de la Décentralisation et des Réformes de l’Etat depuis qu’il dirige ce Département.

Est-ce que pour mettre en œuvre un plan machiavélique en marche dans le septentrion qu’il a joué sur toutes ses relations pour obtenir ce portefeuille ?

Après avoir rencontré les Partenaires Techniques et Financiers ainsi que les partis politiques pour partager avec eux cette «volonté du gouvernement», un projet de loi a été soumis et adopté par le conseil des ministres le 24 février 2016. Il s’agit précisément d’un projet de loi portant modification de la Loi n°2012-007 du 7 février 2012 (modifiée), portant code des collectivités territoriales.

La législation en gestation consacre la substitution des autorités intérimaires aux délégations spéciales des collectivités territoriales qui présentent «des limites au regard, notamment, de leur taille réduite, de leurs attributions restrictives et de la durée de leur mandat», indique le communiqué du conseil.

Pour le ministre en question, «la mise en place des autorités intérimaires s’inscrit dans le cadre du renforcement de la continuité des organes élus des collectivités territoriales».

Ainsi contrairement aux Délégations Spéciales, elles sont chargées, sans restriction, des attributions dévolues aux conseils des collectivités territoriales  auxquelles elles se substituent.

Leurs membres proviennent des services déconcentrés, de la société civile, du secteur privé ainsi que des conseils sortants. Et cette reforme s’inscrirait dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger.

Pourquoi une telle disposition spéciale juste pour le septentrion ? Quelles sont les vraies motivations du ministre de la Décentralisation et des Réformes de l’Etat ?

 

L’administration livrée aux mouvements irrédentistes

Autant de questions qu’on peut légitimement se poser aujourd’hui car le bien fondé de cette mesure ne résiste à aucune analyse objective. Et ce qui est encore inquiétant, c’est que cette reforme est de nature à fragiliser voire à exclure progressivement l’administration de la gestion des régions concernées au profit d’autorités noyautées et contrôlées dans l’ombre par ceux qui ne cessent de manœuvrer pour la partition du Mali tout en restant dans le jeu politique national.

Selon nos informations, le gouvernement, les mouvements signataires… seront représentés au même pied d’égalité dans ces instances transitoires qui auront le plein pouvoir de décision pendant une période non déterminée.

Pouvant facilement constituer une majorité au sein de ces autorités transitoires, ceux qui n’acceptent la paix que du bout lèvre auront les mains libres pour miner le terrain de la gouvernance, poser des actes allant dans le sens de leur aspiration à l’autonomie…

Et comment être sûr de la bonne foi du Département de tutelle quand sait que la désignation, les compétences et les modalités de fonctionnement de ces organes doivent être fixées de «manière consensuelle par les parties».  Autant dire que c’est une aubaine que le ministre veut offrir à ses frères et alliés des mouvement armés, notamment les composantes de la CMA.

Pendant les consultations avec les partis politiques, ceux-ci avaient émis beaucoup de réserves, demandé des amendements, etc. Et le ministre de la Décentralisation et des Réformes de l’Etat avait pris acte de ces requêtes et promis de les intégrer dans la mouture qui devait être soumis au conseil du cabinet (Primature) avant le conseil des ministres.

Mais, selon nos informations, la version soumise au conseil de cabinet à la Primature n’avait pas intégré même une ligne sur les préoccupations, réserves et propositions de la classe politique. Et certains ministres n’ont pas ménagé leurs critiques par rapport à cette législation en mettant en exergue, avec des arguments solides, le danger qu’elle représente pour l’administration dans certaines régions comme Kidal.

 

Le président IBK interpelé par des élus et le réalisme

N’empêche que le projet de loi a été envoyé en conseil de ministres et adopté malgré les mêmes alertes et critiques. Le Premier ministre et le président de la République sont-ils complices du ministre de la Décentralisation et des Réformes de l’Etat dans la mise en œuvre de son plan machiavélique ?

Comment le conseil des ministres peut valider un projet de loi qui crée des divisions et des divergences même au sein des sous-commissions du Comité de Suivi de l’Accord (CSA) ?

Nous nous rappelons aussi que, les élus des régions du nord n’avaient pas caché leur opposition à toute institution d’autorités transitoires. Et ils l’avaient signifié au président Ibrahim Boubacar Kéita à travers au moins trois correspondance.

Et ces élus sont dans leur droit d’autant plus qu’il est incompréhensible que gouvernement s’investisse tant dans un projet alors que le Parlement a récemment adopté une loi (la loi n°15-047 du 7 décembre 2015 a prorogé à titre exceptionnel des mandats des conseils jusqu’aux nouvelles élections) prorogeant les mandats des organes des collectivités jusqu’à la tenue des prochaines élections communales et régionales.

«Nous tenons fermement à l’unité nationale et à la cohésion sociale au bénéfice de nos communautés dont nous demeurons les seuls représentants légitimes», avaient défendu les élus dans ces correspondances.

Nous appelons donc au bon sens des députés pour aller dans le sens des élus du septentrion en rejetant cette loi quand le projet leur sera soumis. Pour une fois, il faudra faire fi des considérations politiciennes parce que c’est la patrie qui est en danger. Et nous attendons de la majorité présidentielle un rejet total au nom de la paix et de l’intégrité territoriale du Mali.

Adopter ce texte dans sa mouture actuelle, c’est aller dans le sens de la partition du pays. Si les élus nationaux trouvent que les desseins du ministre de la Décentralisation et des Réformes de l’Etat sont nobles, autant alors étendre la mesure à toute la République pour ne pas apporter l’eau au moulin de ceux qui pensent que l’Accord de paix signé en mai et juin 2015 favorise les visions séparatistes du pays.

Sans compter que l’installation des autorités transitoires sera un parcours de combattant qui ne pourra que retarder la tenue des élections communales et régionales sans cesse reportées.

Si le gouvernement aspire réellement à la paix et à la réconciliation nationale, il doit accentuer ses efforts et la pression en faveur de la mise en œuvre du processus de DDR (Désarmement, démobilisation et réintégration) afin de mieux sécuriser ces régions. Ainsi, le pays pourrait organiser les élections communales et régionales.

Le pays fera ainsi l’économie de l’impasse dans la gouvernance locale et régionale ainsi que de ces curieux collèges transitoires ou autorités transitoires, donc de tensions inutiles.

Toute chose dont le Mali n’a pas besoin en ce moment crucial. Nous devons aller résolument de l’avant en prenant toutes les dispositions pour ne pas sans cesse revenir à la case-départ !

Dan Fodio


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